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Τρίτη, 30 Δεκεμβρίου 2014

Noël en Grèce (3). Kallikantzaroi



Un Kallikantzaros est un gobelin ou un lutin malveillant issu du folklore grec. Il vit habituellement sous terre mais sort à la surface du 25 décembre au 6 janvier, soit au solstice d'hiver et pour la quinzaine de jours où le soleil cesse ses mouvements saisonniers.

Kallikantzaros (Καλλικάντζαρος (Kallikántzaros), au pluriel Kallikantzaroi) est probablement dérivé de kalos-kentauros, qui signifie « beau centaure » en grec1

En grec, Kallikantzaros désigne tous les êtres de petite taille laids et malicieux de manière générale. Il semble être un équivalent des leprechauns irlandais ainsi que des gnomeset des gobelins anglais.



Habituellement, le Kallikantzaroi séjourne sous terre et sa principale occupation est de scier l'arbre du monde afin qu'il s'effondre avec la Terre1. Cependant, quand ils sont sur le point de terminer leur besogne, Noël arrive et ils viennent à la surface en oubliant l'arbre pour se mettre à jouer de mauvais tours aux mortels. Finalement, quand vient l'épiphanie, le 6 janvier, le soleil reprend ses mouvements et ils retournent sous terre pour reprendre leur travail de destruction. Ils voient alors que durant leur absence, l'arbre du monde s'est régénéré, ils recommencent donc à le scier jusqu'au Noël suivant, dans un cycle sans fin1
Les Kallikantzaroi étant des créatures de la nuit, il existe de nombreux moyens de s'en protéger pendant les jours où ils errent à la surface de la terre. L'une de ces méthodes consiste à laisser une passoire devant la porte : si un Kallikantzaros approche avec des mauvaises intentions, il s'assiéra et comptera les trous jusqu'à ce que le soleil se lève et qu'il soit forcé de se cacher. Les Kallikantzaroi ne peuvent pas compter au-delà de 2, puisque 3 est un chiffre sacré, et qu'en le prononçant, ils se tuent eux-mêmes. Une autre méthode de protection consiste à laisser un feu brûler dans la cheminée toute la nuit afin qu'ils ne puissent pas entrer par là1.
La légende veut que tout enfant né au cours des douze jours des Saturnales (17 au 26 décembre) risque de se transformer en Kallikantzaros à chaque saison de Noël à partir de l'âge adulte. L'antidote consisterait à entourer le berceau de l'enfant de tresses d'ail ou de paille, ou à brûler les orteils de l'enfant1.
Kallikantzari, quelles créatures se cachent derrière ce nom mystérieux ?

        Ce sont des esprits démoniaques. Ils sont décrit comme étant noirâtres, très laids et très maigres. Extrêmement grands ou parfois très petits, selon les légendes, ils ressemblent à des nains aux visages sombres et aux cheveux longs et raides. Leurs ongles sont crochus, sales et d’une longueur égale à la taille de leurs mains. Leurs pieds sont de travers et quand ils marchent, ils semblent boiter. Ils portent des chaussures faites d’une semelle en bois ou en fer, ressemblant ainsi à des pieds de bouc. Ces esprits, habillés de vieilles guenilles et même parfois nus, portent un bonnet en poil de cochon sauvage.

D’où viennent-ils ?


Les récits relatant les exploits des Kallikantzari remontent à des temps très éloignés.
        Les Anciens croyaient que les âmes trouvaient la porte de l’Hadès ouverte, en profitaient pour monter dans le monde d’en haut et courraient partout sans contrôles ni interdits.

Αποτέλεσμα εικόνας για Καλικάντζαροι

        Beaucoup plus tard, les Byzantins fêtaient la Douzaine en musique, chansons et mascarades. Les hommes, le visage masqué, en profitaient pour commettre toutes les vilenies possibles en faisant preuve de beaucoup d’audace et sans éprouver la moindre honte. Ils importunaient les gens sur les routes, envahissaient les maisons et chamboulaient les ménagères. A ceux qui avaient fermé portes et fenêtres, ils réclamaient des saucisses et des gâteaux afin de les épargner. Cependant, ils trouvaient toujours un moyen pour pénétrer dans les maisons même s’il fallait pour cela passer par la cheminée. Cela durait douze jours jusqu’à l’Épiphanie où avec la grande bénédiction tout s’arrêtait et les hommes se calmaient.
        Au fil des années, des croyances restées vivaces et de l’imagination populaire sont nées des créatures forcenées que l’on appelle les Kallikantzari.
        Selon la tradition, de Noël à l’Épiphanie, on les voit apparaître dans les campagnes, sur les routes et dans les maisons. Ils surgissent des entrailles de la terre où, durant l’année entière, en jalousant le monde d’en haut, ils emploient tous leurs efforts pour tenter de scier les colonnes en bois qui soutiennent la terre afin qu’elle s’effondre. Et au moment où ils touchent au but, Noël arrive, le Christ naît, et miraculeusement le bois se reconstitue, alors, fous de colère, ils s’enfuient et envahissent la terre pour tyranniser les gens.

        
Ils se livrent à toutes sortes de folies. Ainsi, les Kallikantzari courent les chemins, grimpent sur les toits et entraînent les humains qui ont commis l’imprudence de sortir en pleine nuit et les obligent à danser jusqu’à l’épuisement. Si par malheur, ils réussissent à s’introduire dans une maison par la cheminée, au cours de danses diaboliques, ils cassent la vaisselle et gâtent les plats préparés. Voilà pourquoi, les humains calfeutrent les conduits de cheminée et y font également brûler de l’encens parce que les Kalikantzari n’en supportent pas l’odeur.Que font-ils ?
       
Αποτέλεσμα εικόνας για Καλικάντζαροι

 On accuse les Kallikantzari de provoquer tous les maux survenant dans la maison pendant cette période. Sorte de Père Fouettard, les mères menacent les enfants désobéissants de laisser entrer les Kalikantzari pour qu’ils les emmènent avec eux.

        Par exemple, on peut raconter l’histoire rapportée par une femme. À la veille d’un Noël, alors qu’elle avait achevé la préparation de ses gâteaux, elle s’aperçut que la nuit était tombée. Elle avait été abusée par la lune car selon le dicton « Avec la lune de janvier, la nuit,  il fait presque jour ». Elle courût tout de même réveiller ses enfants afin qu’ils aillent porter les gâteaux à cuire chez le boulanger. Les enfants se levèrent et se mirent en route mais l’aurore tarda à se lever et soudain au détour d’un croisement, ils entendirent des rires et des voix. En un instant, les Kalikantzari envahirent la rue, s’emparèrent des moules et renversèrent leur contenu sur le sol en dansant diaboliquement. À l’heure du chant du coq, les Kalikantzari épuisés abandonnèrent les plats sur les toits des maisons et s’enfuirent en tirant leurs langues rouges comme les flammes de l’enfer et en agitant leurs queues comme des soufflets. Les enfants évanouis n’avaient aucune force pour se relever, on les secoua et les aspergea d’eau bénite. Ils reprirent leurs esprits et racontèrent leur malheureuse rencontre avec les Kalikantzari. Après leur récit, plus personne n’osa s’aventurer au dehors à la nuit tombée, durant cette Douzaine de jours.
Comment les empêcher d’agir ?
        Chaque région de Grèce possède ses propres méthodes afin de se protéger des Kallikantzari. Ici, on suspend aux portes des passoires, ainsi, les Kallikantzari attirés vont commencer à compter les trous, et absorbés par leur tâche, la nuit s’écoulera et le jour se lèvera sans qu’ils n’aient eu le temps de commettre leurs forfaits. Là, les maîtresses de maison tentent d’amadouer les Kallikantzari en accrochant dans la cheminée, la veille de Noël, une saucisse puis la veille de l’Épiphanie elles disposent sur les toits, des gâteaux qu’elles ont spécialement préparé pour les Kalikantzari. Ailleurs, les maîtresses de maison laissent à l’intention des Kallikantzari une assiette pleine de gâteaux et de miel, dans l’espoir qu’ils restent coller dans le miel. En d’autres endroits, les habitants brûlent de vieilles chaussures dans les cheminées, une épaisse fumée se dégage qui tient éloigner les Kallikantzari de la maison ou bien encore, les hommes jettent du sel dans les flammes qui en crépitant effrayera les Kallikantzari.
(Sources : Mme Kontou, Mme Anastassia Lykou-Rossi ainsi que Mme Georgia Tarsouli)
http://www.amb-grece.fr/grece/kalikantzari.htm
En ce mois de Décembre, nous poursuivons notre évocation des traditions et rituels Grecs de cette période de fête.
L'arbre du mondeCette fois, nous allons nous intéresser à la légende de petits êtres laids et malicieux : les Kallikantzaroi, ou Goblins de Noël (kallikantzaros ; Grec : Καλλικάντζαρος ; pluriel : kallikantzaroi).
Selon la tradition, ces petits personnages vivent sous terre jusqu’au 25 Décembre. Leur occupation pendant toute l’année consiste à essayer collectivement de scier le tronc du grand arbre du monde qui pousse du centre de la terre et soutient la terre. Quand arrive le 25 Décembre, ils remontent à la surface et délaissent leur travail pour jouer des tours, déranger les maisons et voler des friandises. Ils restent à la surface jusqu’au 6 Janvier, jour de l’Epiphanie, date à laquelle ils retournent sous terre pour s’apercevoir que le tronc de l’arbre s’est régénéré et qu’ils doivent recommencer leur travail, qui les occupera jusqu’au 25 Décembre suivant ..!
Les Kallikantzaroi
Cette légende païenne trouve ses racines dans la mythologie Grecque, mais elle s’est surtout forgée sous l’empireByzantin. En effet, à cette époque, les 12 jours entre Noel et l’Epiphanie donnaient lieu à des fêtes pendant lesquelles les hommes portaient des masques, en profitaient pour faire preuve de beaucoup d’audace et provoquaient beaucoup de désordre tout en chapardant de la nourritureAu fil des temps, le mythe des Kallikantzaroi s’est construit.
Ainsi, chaque région de la Grèce développe ses propres traditions pour lutter contre les Kallikantzaroi : on suspend des passoires devant les portes pour les forcer à compter les trous et prononcer le saint chiffre 3 qui leur sera fatal; on prépare des gâteaux aux fruits confits dont ils raffolent pour les rassasier et éviter qu’ils ne commettent leurs méfaits ; on fait brûler en continu du feu dans la cheminée pour les empêcher de descendre par le conduit; on jette du sel dans les flammes pour faire du bruit et les éloigner, etc.
Lutte contre les Kallikantzaroi
Aujourd’hui, cette légende est l’occasion à Noël de contes pour enfants et de nombreux jeux, visant à protéger la maison de ces petits êtres. C’est aussi la raison pour laquelle on trouve en Grèce la coutume de faire des surprises ou plaisanteries à sa famille en accusant les Kallikantzaroi !

 ΔΙΑΒΑΣΤΕ ΠΕΡΙΣΣΟΤΕΡΑ:


 1) Οι Καλικάντζαροι του Δωδεκαήμερου

http://laikiparadosi.blogspot.gr/2011/12/blog-post_17.html

2) Οι Καλικάντζαροι και το Δέντρο της Ζωήςhttps://sxoliastesxwrissynora.wordpress.com/2014/01/06/%CE%BF%CE%B9-